lundi 24 octobre 2016
dimanche 23 octobre 2016
je suis fauché
samedi 22 octobre 2016
syllabes d'amour
![]() |
| Jean- Marie BIWER, journée ventée & pluvieuse, détrempe sur bois, 2011 |
incongrue tardive trémière
éclose
tout en bas de la tige pourrie
auréole en fer-blanc
sur le crâne du saint voyou
danse rituelle à talons tapants
au plus obscur de la fourmilière
remembrance du plus doux des vagins
où déposer syllabes d’amour
et l’aurore dans son mauve le plus mauve
MILLIARDS DE MANIERES DE MOURIR
99 neuvains
éditions phi, collection graphiti
en train de paraître
vendredi 21 octobre 2016
éloge de septembre
![]() |
| Jean-Marie BIWER, Arbres en automne, 2006, 160 x 120 cm, coll. part. |
pendant que la nuit aux branches se pend
et la lune sur de raides pentes glisse
pendant que le dernier tournesol blasphème
et la musaraigne dans l’ornière trébuche
pendant que le vignoble s’ensanglante
et la tourterelle krokote au lieu de roucouler
pendant que la violette dans le pavé agonise
et la mouche moche dans la lie du rosé se noie
je griffonne gaiement mon éloge de septembre
MILLARDS DE MANIÈRES DE MOURIR
99 neuvains
éditions phi, coll. graphiti
à paraître
mardi 18 octobre 2016
Autre liasse, chap. 11
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| Giorgione, Vénus endormie, détail , 1510 |
chapitre
11
1.
Si je rêve d’elle, me suis-je
dit, c’est (du moins statistiquement) plausible qu’elle rêve aussi de moi. Je
ferais une furtive apparition nocturne. Dans son âme. Dans son lit. Dans sa
vie. Et elle ne raconterait, évidemment, son rêve à personne. Et je me dis que
même après ma mort, il se pourrait que je fasse une apparition dans l’un ou l’autre
de ses rêves, puisque les rêves ne connaissent point ce genre de frontière. Spéculations
qui me mélancolisent très fort.
2.
Dieu, qui peut tout faire, aurait
pu, pour les couvrir, leur mettre des écailles, des plumes ou de la fourrure.
Or, il n’a rien fait. Etait-il à court d’idées après la fabrication du brochet,
de l’autruche et de l’ours ? Toujours est-il que l’homme et la femme, il
ne les a pas couverts. Et c’est ainsi, que par défaillance, par défaut, sinon
par manque d’imagination ou tarissement de la créativité, Dieu est devenu, sans
doute malgré lui, le génial & divin inventeur de la nudité : Dieu a
inventé la peau, Dieu a inventé la caresse.
3.
Dresde, juin 1942 — Alors qu’à l’est,
en Pologne, Lituanie, Lettonie, Biélorussie, Ukraine, les juifs ont été
liquidés par centaines de milliers, des mesures de plus en plus restrictives
sont promulguées contre ceux d’entre eux qui vivent encore dans le Reich :
interdit d’être dehors après 21 h, interdits la radio et le téléphone,
interdits le théâtre, le cinéma, le concert, le musée, interdits les journaux
et les magazines, interdit l’autobus, interdit l’achat de tabac, de fleurs, de
lait, confiscation des machines à écrire, des fourrures, des couvertures en
laine, interdiction d’avoir un chien, un chat, un oiseau, interdiction d’entrer
dans une gare, dans un parc, interdiction d’avoir des provisions de nourriture
à la maison, interdiction d’emprunter des livres dans une bibliothèque,
interdiction d’entrer dans un restaurant.
4.
Paris, 7 juin 1942 — Ernst Jünger,
dans la rue Royale, voit pour la première fois l’étoile jaune, portée par trois
jeunes passantes. Le soir, il note dans son journal : So genierte es mich sogleich, dass ich in Uniform war [Cela me gêna
aussitôt d’être en uniforme].
5.
C’est en voyant une femme en
nuisette dans le film muet « Dr Jekyll and Mr Hyde » (Mamoulian, 1930)
que le cinéaste Tinto Brass, à douze ans, eut sa première éjaculation.
6.
Le pape Innocent III, en 1215 au
IVe concile du Latran, publia un décret qui contraignait les juifs de s’habiller
de manière à se faire repérer parmi la population.
En France, le roi Louis IX (saint
Louis) ordonne en 1269 aux juifs le port de deux insignes jaunes, l’un sur le
dos, l’autre sur la poitrine, pour les garçons de plus de 14 ans et pour les
filles à partir de 12 ans.
7.
Kafka, dans son journal, le 1er
juin 1912 : Nichts geschrieben.
8.
Tinto Brass, dans « La
Chiave » (1983) fait encore & encore voir le cul nu de Stefania
Sandrelli, robe retroussée, culotte baissée, dans la pénombre de la nuit autant
que dans la pleine lumière du jour, et aussi à plusieurs reprises les poils et
la fente. Gamin qui se fait du cinoche.
9.
Puis soudain j’ai pensé que la
phrase Je pense à toi est une phrase
inouïe. Puisque c’est une phrase qui reste valable encore après la mort. Puisque
cette pensée-là, en quelque sorte, ne s’éteint pas. Pas si vite.
10.
Corollaire à inévitables
bifurcations : permanentes interférences.
AUTRE LIASSE
Le Murmure du monde,
volume VIII
inédit
.
jeudi 13 octobre 2016
encore un éloge de Dieu
samedi 8 octobre 2016
PROSERIES, chap. 93
![]() |
| dessin Pierre Aleschinski |
Menus faits & gestes
que je note consciencieusement jour après jour dans un cahier spécial, je me
dis que c’est inutile que je les note, ça n’a aucun sens que je les note, ça ne
mène à rien que je les note, ça ne me fait avancer nulle part que je les note,
c’est des événements dans la vie si menus si minuscules si dérisoires que c’est
pas des événements, et ainsi les journées passent, jour après jour, sans que
rien n’arrive, rien de mémorable, littéralement rien de notable, et pourtant,
me dis-je, les Des Forêts et les Tu Fu ont fait ça aussi, va savoir ce qui les
a pris de faire ça, puis je me dis que moi, chez eux, j’apprécie qu’ils aient
fait ça, noter le pas notable, il n’y rien de notable quand il fait ciel bleu,
et ils notent qu’il fait ciel bleu, qu’il fait ciel gris, noter qu’à midi la
sirène a retenti, qu’un tracteur est passé avec une remorque où s’entassent des
récipients pour les grappes vendangées, et Tu Fu fait une allusion à la réalité
de son trépas, et aussi laisser le membre s’ériger, et savourer ça, et le
manuéliser jusqu’à la jouissance, comme s’il y avait là un rapport avec la
réalité du trépas, et ainsi jour après jour noter les notes du jour sans que
cela ne mène à rien, c’est juste des menus moments de résistance, élémentaire
& légitime plaisir d’exister.
PROSERIES
inédit
vendredi 7 octobre 2016
ÉVOCATION DU LENDEMAIN
Sur la nationale entre Soissons et
Senlis, entre le chien du soir et le loup de la nuit, au bord de la route,
soudain pendant quelques secondes, ces épaisses rangées de croix trapues,
blanches les unes, brunâtres les autres, cimetière, (Gottesacker, disent
les Allemands, labour de Dieu), centaines & centaines de croix impeccablement
alignées, ordre, harmonie, géométrie, abstraction, uniformité, mais il faut
regarder la route, il tombe de la neige mouillée, coups de vent, prudence, ne
se faire prendre ni par le chien du dérapage ni par le loup de la culbute,
rouler rouler, le soir de Marengo il resta sur le champ de bataille 16000
hommes, 4000 chevaux, cadavres jetés par le chien du soir au loup de la nuit, (ein
Schlachtfeld disent les Allemands, un champ de boucherie), et par milliers
ils gémissent, ne sont pas encore morts, saignent agonisent, bipèdes & quadrupèdes,
agonisent toute la nuit, agonisent au lever du soleil sur Marengo, agonisent
Jean Hubert André Claude René Nicolas Guillaume François Benoît, agonisent
Johann Heinrich Michael Franz Wilhelm Werner Wolfgang Benedikt, agonisent, puis
à Senlis c’est déjà la nuit, route mouillée, on roule prudent, ne prend pas de
risques, ce qui était émouvant, c’est que les compteurs de cadavres aient compté
aussi les chevaux, 4000 cadavres de chevaux, eine Schlacht, une
boucherie de chevaux, une victoire une défaite, et plus tard, un soir à
Waterloo on compta 50 000 cadavres, sans distinguer hommes et animaux, et le
lendemain le soleil est revenu, comme tous les jours, car ce qui fait le jour
c’est le soleil, et le soleil a fait son travail de tous les jours, et les
vivants ont continué à vivre, les vivants ont vécu, vécu.
LA PIVOINE DE CERVANTÈS
et autres proseries
éditions La Part commune, 2008
.
jeudi 6 octobre 2016
L'INCONCEVABLE CON
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| photos Henri Maccheroni |
L’INCONCEVABLE CON
C’est peut-être vrai, sans que je puisse expliquer
vraiment que c’est peut-être vrai, je dis ça pour dire que c’est comme ça sans
vraiment savoir comment c’est, il se peut que cela ait été un rêve, ou une nostalgie,
ou un souhait, un fantasme, je veux dire : accéder à cette proximité-là du
con de femme ; je me suis procuré un port-folio avec vingt-quatre photos
noir & blanc de Henri Maccheroni, il en a fait des milliers, en deux temps,
de 1969 à 1971, puis de 1972 à 1974, à raison d’une ou deux séances par semaine ;
fin 1974 il décida d’arrêter les prises de vue, de choisir parmi les
innombrables images les 2000 qui convenaient le mieux à son dessein et de se
consacrer, désormais, au classement de celles-ci. La vulve d’une femme dont on
n’a jamais vu le visage. Il est allé là où tout le monde va mais comme personne
n’y était jamais allé. Avec un respect, une obsession, une fascination
incomparables il est allé fouiller l’entrejambe d’une femme sous tous les angles
et dans tous les détails. L’étonnante effrayante indicible beauté du sexe de
femme, il l’a célébrée contre vingt-cinq siècles d’occultation et de rejet.
Fruit de l’obscurité, fendu parmi le foisonnement des poils, grandes lèvres
s’entrouvrant sur les fines crêtes fripées des nymphes humides – ce qui est toujours
systématiquement relégué, le voilà en plan premier, gros-plan, plan unique,
l’inconcevable con de femme.
LA PIVOINE DE CERVANTÈS
et autres proseries
éditions La Part commune, 2011
.
mardi 4 octobre 2016
nouveaux neuvains
![]() |
| dessin Angelo Aversi |
faudrait maîtriser
dans toutes ses nuances
le langage des mystiques
pour évoquer cette expérience-là
l’odeur intime de l’aimée
quand elle offre son secret trésor
s’abîmer dans son abîme
respirer, aspirer, goûter, savourer
tout en bas la plus haute extase
NOUVEAUX NEUVAINS
vol. 5
inédit
un (sexe) et un (sexe)
![]() |
| dessin Dimitri Nicolau |
(roman d’amour)
au moment où
on va se quitter
on s’est
quittés depuis longtemps
*
(roman d’amour)
au moment où
ils se trouvent
ils s’étaient
depuis toujours perdus
*
(roman d’amour)
un (sexe) et
un (sexe)
je simplifie
(par)(scrupule)(de)(concision)
*
quand je n’est plus que jet
stèle
quand je nu
n’est plus que frisson
l’âme
entière dans le bout debout
gland dans
bouche
dans
fourreau mou mouillé
RUINE DE PAROLE
PIEDS DE MOUCHE, vol. III
éditions phi, 1993
.
lundi 3 octobre 2016
autres fragments
![]() |
| Van Eyck, La Vierge au chancelier Rolin, détail 1435 |
Pendant qu’il faisait, il disait, – pendant que montait le plaisir, il
disait : le sperme, le sperme, je vais te mettre mon sperme…, pendant
la progression vers l’orgasme, ce surcroît de jouissance à dire des mots
jouissifs… il avait l’intense impression que c’était le mot qui faisait
jaillir la chose…
Dans la tête, au fil du temps, il y a des rumeurs et du bruissement,
sentiments épars et dispersés, larves de pensées, lambeaux d’images, bribes de
souvenirs, vestiges de rêves, et associations furtives et souterraines entre
tout cela, magma confus, matière première indifférenciée : écrire, ce
serait non tant mettre de l’ordre que répertorier quelques éléments dans ce
désordre, articuler, délimiter, désigner, les mots organiquement dans la phrase
ordonnent de façon ponctuelle un tout petit secteur dans le débordement ; –
et la satisfaction spécifique que l’on peut ressentir de formuler, c’est d’avoir
tracé une limite, un pointillé, d’avoir défini un petit lopin de compréhension,
saisi quelque chose parmi tout ce qui tout le temps s’échappe…, – poldériser
l’amertume, disait Lionel Bourg, – quelque chose, mais quoi ?
Ce qui est saisissable, ou, du moins, montrable par les mots. Et
je ne parle pas d’évidences, ou de vérités, de thèses ou de théories ; je
n’enseigne rien, je peins, je raconte, – trois verbes que j’emprunte chez
Montaigne.
Et ce que l’on a saisi, on le pose, dépose ; on se désencombre, on
décharge, s’allège, c’est une petite revanche sur la pesanteur du temps.
Parfois, lambinant dans mes pages d’antan, je tombe sur telle formulation et je
ressens une sorte de contentement : ce que j’ai dit là, je n’aurai plus à
le dire, je peux aller ailleurs, plus loin ; je continuerai à dire, mais
autre chose – ou la même chose, mais autrement, peut-être mieux.
Il n’y a pas de mot plus magique, plus inouï, plus fabuleux que sperme
au moment du sperme.
LE RESSAC DU TEMPS
LE MURMURE DU MONDE / 5
éditions des Vanneaux
à paraître
.
trois fragments
![]() |
| Van Eyck, La Vierge au chancelier Rolin, détail, 1435 |
Quand j’ai mal aux dents et à l’estomac et à la rate et au pancréas et
aux clavicules et aux mollets et aux poumons et à la nuque ça me fait une sorte
de plaisir de taper un mot comme ruban, – c’est à cause de Leiris qu’est
passé le mot ruban, et ce soir j’ai mal à la nuque, aux clavicules,
etc., alors je tape ruban. Autour du cou d’Olympia. J’écris une œuvre
sans aucune imagination.
Ce qui me fait le plus chier dans les livres que je lis [sauf pour a)
les astronomes, b) les entomologistes], ce sont les explications, dès
que je flaire de près ou de loin la moindre velléité d’explication, je saute la
phrase, parfois la page, parfois le livre. Et le mal à la nuque continue à me
cogner dans la nuque. Faut-il que j’essssplique ? Si je mentionne les
Perros & les Leiris, ce n’est pas pour insinuer que je me sentirais de
taille à aller pisser avec les grands chiens, c’est juste pour me placer,
clébardement, sous leur protection.
Le lendemain, même trajet, même rivière dans la même vallée, même
crachin, et soudain la Fantaisie en la mineur BWV 922 de JSB, et je repleure. Je donne tout Liszt
et la moitié de Chopin pour ce seul morceau-là.
LE RESSAC DU TEMPS
LE MURMURE DU MONDE / 5
éditions des Vanneaux
à paraître
.
dimanche 2 octobre 2016
PROSERIES, chap. 92
![]() |
| dessin Pierre Aleschinski |
92.
Cela
pourrait être un fragment dans le livre des fragments de Barthes, cette femme à
laquelle je pense, je ne pense pas à elle de temps en temps, je pense à elle
tout le temps, quoi que je fasse, où que je sois, où que j’aille, je pense à
elle, quand je regarde le ciel bleu, quand je regarde le ciel gris, quand je
regarde le ciel rouge, quand je regarde le ciel noir, ou étoilé, ou lunaire, je
pense à elle, quand je m’endors, quand je somnole, quand je me réveille, je
pense à elle, quand je ne pense à rien, je pense à elle, quand je me concentre
à lire une page dans un livre, je tombe vite sur un mot, un nom, une tournure
qui soudain me font penser à elle, quand je me concentre à lire une suite de
poèmes, je tombe immanquablement sur un vers qui me fait penser à elle, ou je
pense seulement : qu’est-ce qu’elle penserait, elle, à lire ce vers, à
lire ce poème, et aussitôt je pense à elle, je n’en parle avec personne que je
pense à elle, d’autres femmes viennent me parler, cela m’occupe & me
divertit, elles sont attachantes et gracieuses, elles se soucient sincèrement
de moi, et nous parlons, mais je ne leur parle pas de celle à laquelle je
pense, cela rend tout l’univers flou et fantomatique, je fais semblant d’être
présent, je joue le jeu d’être là, alors que je suis tellement ailleurs, dans
cette vacuité vertigineuse où est celle à laquelle je pense, ce n’était pas
comme ça autrefois, autrefois quand je pensais à elle, je disais : tu es
mon amour, je disais ça à haute voix vingt ou quarante fois par jour, je disais :
tu es mon amour, aujourd’hui quand je pense à elle, je ne dis rien, je pense à
elle sans rien dire, silence & vertige, Barthes a mis quelques bribes de ça
dans son étrange livre, je lis souvent dans son étrange livre, et quelle que
soit la page que je lis, ça me fait penser à cette femme qui me ravage.
.
samedi 1 octobre 2016
parce qu'il y a le vertige
![]() |
| peinture Nicolas de Stael |
Parce qu’il est inquiet. Parce qu’il a le vertige. Parce que c’est la
nuit. Parce que l’étrangeté de tout est tellement étrange que tout ce qu’on
peut dire ne dit rien. C’est comme écrire le mot galaxie. Puis écrire le mot
Treblinka. Les mots évoquent des images, provoquent des sentiments. Mais pour
les sentiments il n’y a plus de mots. Quand je dis vertige, je ne dis pas grand-chose.
Le
vertige galaxie. Le vertige Treblinka. Ce
sont des vertiges qui font tomber dans le silence. Le vertige, c’est l’angoisse
de la chute et l’attirance de la chute. À l’extrême de la peur de tomber on se
laisse tomber pour conjurer, sinon anéantir la peur de tomber. Et au bout de la
chute, c’est le silence. On amoncelle des mots et des phrases par angoisse du
silence. Je parle par angoisse de me taire. Je trace des mots par angoisse d’être
muet… Satisfaction de l’enfant qui avec ses crayons de couleur vient de
dessiner une maison, il montre son dessin et dit : voilà, j’ai dessiné une
maison. Le vieux Picasso, lui, dessinait des jeunes femmes, et n’oubliait
jamais de représenter les poils, vulve et anus. Fascination. Tracer ce qu’on
voit.
LE RESSAC DU TEMPS
LE MURMURE DU MONDE / 5
LE MURMURE DU MONDE / 5
à paraître aux éditions des Vanneaux
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